Les mots de la rentrée
Publié le 17 septembre 2012
Fin août-début septembre : la rentrée scolaire au Québec. Comme d’habitude : achats, préparation, nouvel emploi du temps. Et vocabulaire idoine : la langue de l’école.
Vous confiez vos enfants à une «équipe-école». Ils joueront dans le «parc-école» et ils étudieront dans l’escalier. On leur fera faire des «dictées métacognitives». Ils seront encadrés par des «ressources», qu’ils auront parfois (rarement) à vouvoyer. On s’intéressera à leur «cheminement» et à son «balisage»; c’est peut-être cela l’«instrumentation des processus». On sera sensible au sort des «dérangeures» et des «enfants sporadiques», à qui on distribuera, comme à tout le monde, «privilèges» et «conséquences». C’est normal : l’école est «citoyenne» et elle est «en mode éducation».
Deux nouveautés, cette année.
Le collège du fils aîné de l’Oreille tendue organise des «activités orientantes». Saura-t-il s’y retrouver ? (Elle, non.)
À Longueuil, près de Montréal, une «équipe-école» est «très enchantée» de créer «encore plus d’impact au niveau de la couleur musique» avec un nouveau programme. C’est la directrice qui le disait à la radio de Radio-Canada le 12 septembre (c’est ici, autour de la 21e minute). Pourquoi ne la croirions-nous pas ?
(Merci à @PimpetteDunoyer de la mélodieuse découverte de la «couleur musique».)
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