Tous les patins ne sont pas sur la glace
Publié le 19 octobre 2012
On peut, au Québec, être «vite sur ses patins», mais il est rare qu’on y en roule.
Le «baiser langue en bouche» dont parle le Petit Robert (édition numérique de 2010) à l’article «patin» y est le plus souvent un «french», ce mot venu du «French kiss» de la langue de Shakespeare, d’où le verbe «frencher».
Deux exemples récents, lus sur Twitter.
«TOÉ TOUTE EN MAJUSCULES / via @lesFourchettes “pu de langue pour te frencher dude” http://www.lesfourchettes.net/toe-toute-en-majuscules» (@francisroyo).
«Et je le frencherais MT @OursAvecNous L’hilarante personne qui fait photoreportages de célébrités G&M s’attaque à #GGI http://t.co/3gghcdmq» (@PimpetteDunoyer).
Un exemple familial.
«—Ton frère est où ?
—Il frenche sa blonde.»
Un dernier exemple, publicitaire (le Devoir, 17 octobre 2012, p. B9).
Note grammaticale : on peut «frencher» l’autre ou se faire «frencher»; on peut aussi «se frencher» l’un l’autre.
[Complément du 21 octobre 2012]
Selon des sources filiales (parfois) sûres, l’activité consistant à «se frencher» serait du «frenchage».
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