Québécisme parasitaire du jour

Soit la phrase suivante, tirée du roman le Sermon aux poissons de Patrice Lessard (2011) :

Tout ça n’excuse rien au fait que, environ deux semaines après qu’elle soit arrivée, j’ai commencé à m’organiser pour que ça se morpionne (p. 246).

Le verbe se morpionner, donc, essentiellement pronominal : aller (de plus en plus) mal.

Référence

Lessard, Patrice, le Sermon aux poissons, Montréal, Héliotrope, 2011, 268 p.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “Québécisme parasitaire du jour”

  1. Merci pour ce partage. Je dois dire que j’apprécie plutôt le néologisme — voulu de toute évidence — mais que ce qui me dérange est la faute d’accord — involontaire pour le coup —
    En effet, « après que » réclame l’indicatf; le mode subjonctif est donc incorrect dans ce cas précis.
    Continuons de « tendre l’oreille » avec curiosité et gourmandise en tout cas !

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