Les zeugmes du dimanche matin et de Stéphane Ledien

«L’homme en bleu, le même qui n’avait pas de ketchup ni d’humour, m’a fait sortir à la hâte de cette chambre avec vue sur le néant bétonné» (p. 141).

«Je lutte contre la fatigue et le vol» (p. 146).

«Nous marchons un peu et nous attablons à une terrasse de café réchauffée par des braseros et les allées et venues énergiques de gens pressés de dépenser leur argent dans les boutiques de luxe de la rue de la République» (p. 157).

«Il ronge son stylo, le laisse suspendu à ses lèvres en même temps que la question qu’il s’apprête à poser» (p. 168).

«Les gens lèvent la tête. Et moi, la voix» (p. 182)

Stéphane Ledien, Sur ses gardes. Les phalanges d’Eddy Barcot, Montréal, À l’étage, 2015, 283 p.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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