Les zeugmes du dimanche matin et de Philippe Claudel

Philippe Claudel, J’abandonne, 2006, couverture«Je suis sorti comme on sort d’un cauchemar. Je pensais aux draps blancs, immensément brodés dans lesquels je t’avais couchée avant de t’abandonner seul dans l’appartement pour marcher dans Paris et dans quelques souvenirs» (p. 25).

«J’ai posé mon sac dans le couloir, ma fatigue et bien d’autres choses, et le baby-sitter est venu me voir» (p. 32).

«Et puis elle est sortie, pour une rave dans un squat du onzième, “totale défonce” m’a-t-elle assuré, et moi je lui ai souhaité une bonne soirée en refermant sur nous deux la porte et le monde» (p. 34).

«Quand la baby-sitter est revenue hier matin, après sa nuit électrique, tu as fui. Elle sentait la sueur, la fatigue, la bière» (p. 25).

Philippe Claudel, J’abandonne, Paris, Stock, coll. «La bleue», 2006, 115 p.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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