Les zeugmes du dimanche matin et de Geneviève Lefebvre

Geneviève Lefebvre, Toutes les fois où je ne suis pas morte, 2017, couverture

«Matt est revenu les bras chargés, des croissants, une baguette, des confitures, du beurre, du vin, encore du vin, des fraises, et des nouvelles fraîches : Bruxelles.»

«Ils ont marché longtemps tous les trois, en quête d’un restaurant ouvert, au patron assez fou pour défier Daech, les autorités belges, et la soif de trois énergumènes en quête de désir réciproque.»

«On se revoit très bientôt, a dit le petit prince du documentaire engagé, imbibé de vin et d’espoir d’aller à Cannes avec la future vedette de ce qui serait un film “criant de vérité et sans compromis”.»

«J’ai fait le reste du chemin toute seule, tanguant un peu, encore sous l’effet de son étreinte et de l’alcool.»

«Sa fille, si elle avait vécu, aurait été fantasque et fluide, un mercure qui s’évade. Elle aurait parcouru le monde sans hésitation, à l’abri des abrasions, de l’amertume et des coups, une vie libre comme celle de Matt.»

«Dans la chambre neuve de l’hôtel Pantone, ça sentait la peinture fraîche, le chauffage central et la mélancolie.»

«Le soir, étouffée par l’odeur de la peinture fraîche, du chauffage central et de la tristesse, Catherine est sortie de l’hôtel Pantone.»

Geneviève Lefebvre, Toutes les fois où je ne suis pas morte, Montréal, Libre expression, 2017. Édition numérique.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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