Les zeugmes du dimanche matin et de Michel Jean

Michel Jean, Kukun, 2019, couverture

«Quand nous avons eu fini de boire le thé, Marie m’a entraînée en me tirant par la manche. Je me suis installée entre elle et Christine devant le caribou. Elles avaient d’abord retiré la peau de l’animal avec du silex et l’avaient suspendue. Ensuite, avec une côte d’orignal et beaucoup de patience, elles avaient gratté jusqu’à ce que la graisse s’imprègne dans les tissus.»

«J’ai planté ma tente dans ce désert. Si je mourais, personne ne le saurait. Si je survivais, c’est que l’Être supérieur en aurait décidé ainsi. Arrivé au bout du chemin et de mes forces, je m’en remettais à lui.»

Michel Jean, Kukum, Montréal, Libre expression, 2019. Édition numérique.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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