Soit les phrases suivantes, tirées d’une entrevue disponible sur le site de Radio-Canada :
Les dirigeants chinois connaissent déjà monsieur Carney […] il a une très bonne réputation, pis moi je peux vous dire, parce que j’ai assisté à certaines des discussions entre monsieur Trudeau et le président Xi Jinping, il était perçu comme un pee-wee. Manifestement, il n’était pas au courant des développements en Chine, de la place que la Chine occupait sur la scène internationale.
Pee-wee, donc.
Dans l’univers sportif québécois, cette expression renvoie à une catégorie d’âge chez les petits et les petites. Nous avons déjà croisé des hockeyeurs de niveau pee-wee ici et là.
Il n’est cependant pas question de hockey dans cette déclaration sur les relations sinocanadiennes. Justin Trudeau, aux yeux de l’expert cité, n’aurait pas été de calibre pour jouer dans les ligues majeures; il était tout juste bon à jouer avec les enfants, dans les ligues mineures. Ce n’était qu’un pee-wee.
À votre service.
P.-S.—Oui, c’est de la langue de puck.
P.-P.-S.—François Legault vient d’annoncer qu’il quittera sous peu son poste de premier ministre du Québec. Auparavant — c’était en octobre 2024 —, un de ses adversaires à l’Assemblée nationale du Québec, Étienne Grandmont, aura eu l’occasion de le traiter de «pee-wee». C’est ici.
Références
Boulianne, Danielle, Du hockey pee-wee puis non. Tome 6 de Bienvenue à Rocketville, L’île Bizard, Éditions du Phœnix, coll. «Œil-de-chat», 2014, 212 p. Illustrations de Jessie Chrétien.
Melançon, Benoît, Langue de puck. Abécédaire du hockey. Édition revue et augmentée, Montréal, Del Busso éditeur, 2024, 159 p. Préface d’Olivier Niquet. Illustrations de Julien Del Busso. ISBN : 978-2-925079-71-2.
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