Les zeugmes du dimanche matin et de Fanie Demeule

Fanie Demeule, Déterrer les os, 2016, couverture

«L’année de mes huit ans, le verglas s’empare de l’hiver et de la mort de mon grand-père. La première personne de mon entourage qui meurt. De ses funérailles, il ne me reste que la fraîcheur surréelle de sa joue, l’odeur accablante de l’encens et les pleurs de ma sœur à l’église, terrorisée par le son vertical de l’orgue.»

«Je vais retirer quarante dollars qui se transforment en six bouteilles. Je fulmine. Pas de pourboire ce soir. Pour faire passer la colère et les calories, je danse comme je n’ai jamais dansé, férocement.»

Fanie Demeule, Déterrer les os, Québec, Hamac, 2016. Édition numérique.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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