Les zeugmes du dimanche matin et de Grégoire Courtois

Grégoire Courtois, les Agents, 2019, couverture

«Laszlo fonce dans l’allée centrale, ignorant les volutes de fumée qui s’élèvent du fond des couloirs qu’il dépasse à toute allure. Des box s’ouvrent, crachant des agents furieux ou des projectiles mortels qui fusent autour de lui. Il exécute de larges mouvements de bras en courant et croit parfois toucher les corps anonymes de collègues qui se jettent sur lui. Les corps tombent, il les enjambe. Les cloisons vacillent, il les évite. Rien ne peut le détourner de sa course effrénée vers Clara dont il a perdu le contact visuel depuis qu’il s’est éloigné de son écran. Elle est pourtant là, au bout de l’allée, derrière la fumée et la rage.»

Grégoire Courtois, les Agents. Roman, Montréal, Le Quartanier, coll. «Parallèle», 01, 2019, 292 p., p. 239.

P.-S.—L’Oreille tendue a présenté ce texte le 18 mars 2020.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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