Les zeugmes du dimanche matin et d’Albert Camus

Albert Camus, la Peste, édition de 1972, couverture

«Dans ces appartements surchauffés par la fièvre et l’angoisse, des scènes de folie se déroulaient» (p. 92).

«Tous descendent alors dans les rues, s’étourdissent à parler, se querellent ou se convoitent et sous le ciel rouge de juillet la ville, chargée de couples et de clameurs, dérive vers la nuit haletante» (p. 123).

«On ne savait si l’air était lourd de menaces ou de poussières et de brûlure» (p. 144).

«Voilà pourquoi le narrateur croit qu’il convient, à ce sommet de la chaleur et de la maladie, de décrire de façon générale et à titre d’exemple, les violences de nos concitoyens vivants, les enterrements des défunts et la souffrance des amants séparés» (p. 169).

«Pour eux tous, la vraie patrie se trouvait au-delà des murs de cette ville étouffée. Elle était dans ces broussailles odorantes sur les collines, dans la mer, les pays libres et le poids de l’amour» (p. 299).

Albert Camus, la Peste, Paris, Gallimard, coll. «Folio», 42, 1972 (1947), 308 p.

P.-S.—L’Oreille tendue a présenté ce texte le 10 avril 2020.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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