Les zeugmes du dimanche matin et de Régis Jauffret

Régis Jauffret, la Ballade de Rikers Island, 2014, couverture

«Il l’a appelée, elle s’est mise à courir. Il a fait quelques enjambées, mais déjà une femme arrêtée au feu rouge riait de ce gros bonhomme candidat à la chute et à la crise d’apoplexie» (p. 21).

«Un voile de tristesse sur son visage. Il avait la conscience en deuil, la bouche pâteuse, le gosier sec» (p. 187).

«Le vieux ne prie pas, il est trop replié sur sa peine pour entendre les bruits, à moins qu’il n’ait perdu la foi en même temps que sa famille dont il ne cherche plus que les cadavres» (p. 295).

«Au matin, il regrette ces vantardises et se propose d’entreprendre une cure de modestie et d’eau» (p. 306).

Régis Jauffret, la Ballade de Rikers Island. Roman, Paris, Seuil, 2014, 425 p.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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