Le verbe de la connaissance
Publié le 01 mars 2010
Fourrer, au Québec, a tous les sens qu’on lui donne en français hexagonal. De surcroît, un usage, jugé familier dans le Petit Robert, et un que ne décrit pas ce dictionnaire y sont fréquemment avérés, et les deux concernent une forme de connaissance.
Il y a se fourrer au sens de se tromper. Exemple tiré de la Vie d’Anne-Sophie Bonenfant, roman dont l’Oreille tendue parlait hier : «Bon, faut croire que c’est un souvenir fabriqué, ou plutôt des souvenirs superposés, genre que je me fourre entre deux gâteaux […]» (p. 67). La mémoire paraît confondre deux gâteaux. Sa connaissance n’est pas solide.
Et il y a le sens familier évoqué plus haut : fourrer est alors synonyme de la connaissance dite biblique (Gn 4 1).
Il ne faut pas confondre.
Référence
Blais, François, Vie d’Anne-Sophie Bonenfant, Québec, L’instant même, 2009, 241 p.
7 réactions sur Le verbe de la connaissance
« fourrer est alors synonyme de la connaissance dite biblique » => dans beaucoup de régions de France, Belgique et Suisse aussi, de même dans beaucoup de pays africains.
Le français hexagonal ne se limite pas à Paris.
Il y a aussi :
Une fois je me suis fait fourrée et j’ai perdu connaissance.
Et puis il y a le chef cuisinier qui donnait son cours : « il faut ensuite fourrer la religieuse »….et les apprentis en cuisine se sont mis à rire, on se demande encore pourquoi…
(je fais mon possible n’étant pas une « lettreuse », excusez-là)
enwaye à méson toé…dans ta chambre à part ça. Woire si ça du bon sang de parler de ses fréquentations en public en plusse. Maudite dévergondée.
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