Toi, mon associé
Publié le 09 juin 2010
L’Oreille tendue aime bricoler, ce qui fait qu’elle fréquente plus souvent qu’à son tour les grandes surfaces du genre Réno-dépôt. Elle y était samedi dernier.
Elle passe à la caisse. Sa facture l’invite à visiter le site labonnejob.ca si elle est à la recherche d’un emploi. Elle y va, bien évidemment — mais pas pour l’emploi. Elle y trouve ceci :
La question : pourquoi ainsi passer du tu au vous ? On se croirait dans un magasin de jeux électroniques.
La remarque : appeler associé celui qui n’est qu’un commis relève de l’euphémisation généralisée dans laquelle nous baignons, de ce refus d’appeler les choses par leur nom qui a conquis tant de sphères de la vie sociale.
5 réactions sur Toi, mon associé

Ce qui me trouble tout particulièrement, c’est cette femme qui se déhanche pour le type en arrière-plan, qui « jouit » de sa « flexibilité »…
Il y a trois illustrations qui se succèdent sur la page d’accueil de labonnejob.ca. Je n’ai pas choisi celle-là uniquement parce que le niveau est un de mes outils favoris…
L’iconographie de ce genre est au moins aussi répandue que l’euphémisation généralisée. À preuve, les nombreuses affiches publicitaires qui tapissaient le métro* proposant au chaland une formation en mécanique, soudure, etc. Sous couvert d’égalité des sexes dans l’accès à ces emplois traditionnellement occupés par des hommes, on y voyait des blondasses en bleu de travail maniant de gros outils. Dans la mise en scène, on est pas loin du calendrier cochon affiché dans le back-room de l’atelier.
*du moins, elles étaient nombreuses il y a trois ans, quand j’étais au Québec.
[...] L’Oreille tendue connaissait le commis déguisé en associé et le partenaire en affaires [...]
Le bricoleur — le québécois comme les autres — le sait : avant d’appliquer la peinture de finition, il faut préparer les surfaces. [...]