À éviter, dans la mesure du possible

Le nouveau ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, a joué «au hockey jusqu’au niveau junior», déclare-t-il à la Presse+. Voilà probablement pourquoi il n’hésite pas à utiliser la langue de puck pour expliquer son refus de répondre à une question : «Je ne veux pas scorer dans mon but.» Il vaut mieux, en effet, éviter de faire à la place de vos adversaires ce qu’ils voudraient vous faire.

P.-S.—Cette translation de la langue du hockey vers la langue de la politique est fréquente. Pensons, par exemple, aux personnalités qui veulent «accrocher leurs patins politiques» ou à celles qui jouent «les coudes plutôt haut dans les coins de patinoire».

Langue de puck. Abécédaire du hockey (Del Busso éditeur, 2014), couverture

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*