Ces pipes ne sont pas des pipes

Les pipes sont des biceps

Le hasard fait que l’Oreille tendue s’est occupée de pipes plus souvent que d’habitude au cours des derniers jours, les pipes que l’on tire et celles que l’on conte, sans compter celles que l’on remplit. Ce n’est pas tout.

Soit les deux phrases suivantes :

«À droite, les pipes croisés, une jambe appuyée sur une chaise vacante, un muscle fait homme […]» (la Surface de jeu, p. 221).

«Vous, quand on vous donne du kit, vous le détruisez pour montrer que vous avez de gros pipes ?» (Esprit de corps, p. 89)

Ces pipes-là demandent peut-être explication.

Le mot est masculin («pipes croisés», «gros pipes»). Son acceptabilité linguistique pourrait poser problème, d’où l’italique dans la deuxième citation.

Ajoutons encore qu’il ne se prononce pas pipe, mais quelque chose comme païpe.

En effet, le mot vient de l’anglais et désigne les (gros) bras.

À votre service.

 

Références

Beauchemin-Lachapelle, Hugo, la Surface de jeu. Roman, Montréal, La Mèche, 2020, 276 p.

Vaillancourt, Jean-François, Esprit de corps. Roman, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 149, 2020, 302 p.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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