Déficit de tonus

Soit la phrase suivante, tirée du roman le Survenant (1945), de Germaine Guèvremont : «Le flanc-mou ! Va-t-il encore s’éreinter, quoi ?» (éd. de 1954, p. 23)

Ce «flanc-mou» (avec trait d’union), dans le français familier du Québec, désigne une personne sans tonus. Définition du dictionnaire numérique Usito : «Personne paresseuse, qui manque d’énergie, de courage.» Chez Pierre DesRuisseaux : «Être (faire le) paresseux, nonchalant» (p. 152).

Les mélomanes se souviendront évidemment du «Rock’n’roll du grand flanc mou», la chanson de Plume Latraverse.

 

Références

DesRuisseaux, Pierre, Trésor des expressions populaires. Petit dictionnaire de la langue imagée dans la littérature et les écrits québécois, Montréal, Fides, coll. «Biblio • Fides», 2015 (nouvelle édition revue et augmentée), 380 p.

Guèvremont, Germaine, le Survenant. Roman, Paris, Plon, 1954 (1945), 246 p. Suivi d’un «Vocabulaire».

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

Une pensée sur “Déficit de tonus”

  1. Je profite du fait qu’il soit question de cette chanson de Plume pour demander si quelqu’un sait ce qu’est «Adiadyll» ? Le narrateur indique «[l’avoir] été assez longtemps», et cela semble désigner un médicament, mais les résultats des moteurs de recherche renvoient tous à Plume Latraverse : cette chanson, ou une autre, instrumentale, qui porte justement ce titre.

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