Relents d’imbibition

Jean-Guy Forget, Pleure pas, Cadillac, 2019, couverture

À quelques reprises, l’Oreille s’est tendue du côté de l’imbibition, par exemple ici ou .

Or qui trop imbibe peut laisser une trace olfactive. Pareille odeur, en français populaire du Québec, est la tonne.

On peut donc sentir la tonne, comme dans les Manifestations de Patrick Nicol : «L’employée lui fait un petit air de reproche. Il sent la tonne, sans doute» (p. 393).

Pire, cela peut aller jusqu’au fond de tonne, chez Jean-Guy Forget : «ta chambre au complet / sent l’fond d’tonne» (Pleure pas, Cadillac, p. 66).

Bref, selon Usito : «empester l’alcool».

Restez sobres. Le problème ne se posera pas.

 

Références

Forget, Jean-Guy, Pleure pas, Cadillac. Poésie, Montréal, Del Busso éditeur, 2019, 82 p.

Nicol, Patrick, les Manifestations. Roman, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 135, 2019, 442 p.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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