Soit la phrase suivante, tirée de la Presse+ du 3 avril 2026 : «Il n’est pas acquis que n’importe quel zouave puisse réussir le test.»
Ce zouave, dans le français populaire du Québec, n’est pas pontifical. Il se tient plutôt sur un barreau de l’échelle de la bêtise.
Commentant le roman Jimmy (1969) de Jacques Poulin, Gilles Marcotte écrit par exemple : «Toute histoire est “une histoire de zouave, pour être honnête” (J 25) : c’est-à-dire quelque chose d’assez ridicule, de forcément naïf, irréfléchi, qui ne peut se terminer que dans la gêne, en queue de poisson» (p. 7).
Ephrem Desjardins donne comme synonyme de ce mot hurluberlu (p. 147). Ça se discute.
À votre service.
P.-S.—À défaut du zouave, nous avons déjà croisé une Zouavella.
Références
Desjardins, Ephrem, Petit lexique de mots québécois à l’usage des Français (et autres francophones d’Europe) en vacances au Québec, Montréal, Éditions Vox Populi internationales, 2002, 155 p.
Marcotte, Gilles, «Histoires de zouaves», Études françaises, 21, 3, hiver 1985, p. 7-17. https://doi.org/10.7202/036865ar
Poulin, Jacques, Jimmy. Roman, Montréal, Éditions du Jour, coll. «Les romanciers du jour», R-30, 1969, 158 p.
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