La tendance s’est maintenue

Le 7 septembre, l’Oreille tendue s’amusait à rassembler les détestations des uns et des autres en matière de langue. Parmi celles-ci, sans y réfléchir plus avant, elle avait inclus le mot épique.

Le jour même, @OursAvecNous lui faisait parvenir la photo suivante.

Un solde épique ?

Depuis, l’Oreille voit le mot partout. Trois exemples.

Dans la Presse du 20 septembre : «Des patients victimes d’une dispute épique entre médecins» (p. A19).

Dans celle du 25 : «Dans un texte épique publié dans le Devoir samedi […]» (p. A16).

Hier, sur Twitter : «À voir- prendre le bus: c’est vraiment, vraiment cool / Bus épique?»

C’est bien comme s’il y avait là une tendance, et qu’elle se maintenait.

P.-S. — Consciencieuse, l’Oreille se promet de lire le roman Épique (Montréal, Marchand de feuilles, 2010) de William S. Messier.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

4 thoughts on “La tendance s’est maintenue”

  1. Première détestation

    Légal, judiciaire et juridique. Une lourde majorité de journalistes et chroniqueurs, d’avocats même et de policiers, sans compter les politiques, emploie indifféremment l’un ou l’autre mots.

    Deuxième détestation

    Dans un journal que j’ai bien connu, en pages A4 et A34 aujourd’hui samedi 29 septembre 2012, la Rédaction nous afflige de « précisions » qui ne précisent rien, mais sont tout simplement des « rectifications ». La Presse ne rectifie jamais, elle précise, contrairement à ce que font tous les journaux que je lis.

    J’ai d’autres détestations, j’y viendrai peut-être, mais pour l’instant, je quitte…

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