Vie et mort du renard scolaire ?

Soit le tweet suivant, de @caroline_gm :

«“Relevé de ses fonctions avec salaire.” Tu me niaises ? C’est l’équivalent adulte d’être suspendu d’école pour avoir foxé un cours.»

Foxé un cours ? L’expression est parfaitement limpide pour l’Oreille tendue : sécher icelui.

Est-ce toujours limpide pour la jeune génération ? Après un sondage scientifique auprès de cette jeune génération (n = 1), il semble que non. Le principal sujet sondé, pourtant élève d’une école secondaire montréalaise depuis quatre ans, a regardé le sondeur comme s’il venait de la planète Mars quand il a entendu le verbe foxer.

Le fossé des générations continue de se creuser sous nos yeux.

 

[Complément du 28 mai 2015]

En Acadie, dans le Nord-Est du Nouveau-Brunswick (dixit @TigrouMalin), et chez les Franco-Ontariens (selon @JPatriceMartel), on préférait skipper un cours.

 

[Complément du 10 septembre 2016]

Entendu hier, dans la bouche d’un cégépien montréalais : «J’aurais pu skip mon cours.»

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

4 thoughts on “Vie et mort du renard scolaire ?”

  1. Même résultat du sondage scientifique maison. Le terme « foxer » a recueilli deux « Heiiin? » bien calibrés. À ma question « vous dites quoi, alors », réponse diplomatique des Mlles Ainée et Cadette « ben, rien, on fait jamais ça ».

  2. Effectivement, les jeunes d’aujourd’hui ne font plus jamais ça. C’est leurs parents qui foxent leur responsabilité parentale. Désolée, réalité très Montréalaise. Mes propres ados m’en ont voulu longtemps de ne pas justifier leurs absences/retards comme les parents des copains le faisaient sans hésitation….

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