Sans-cœur : avec ou sans trait d’union, substantif ou qualificatif.
Qui est sans-cœur peut manquer de compassion : «“Ça prend une méchante gang de sans cœur pour être capables de punir des gens, de faire mal à des gens comme ça qui autrement auraient le droit d’avoir accès au dentiste”, a dénoncé M. Boulerice en point de presse mercredi» (la Presse+, 9 octobre 2024).
On peut aussi manquer de volonté : «je suis trop sans-cœur» (Tiroir no 24, p. 120).
Ne soyez ni l’un ni l’autre.
P.-S.—Vous avez l’œil. Nous avons en effet déjà croisé un sans-cœur chez Gérald Godin (ici).
P.-P.-S.—On trouve d’autres exemples dans Usito.
[Complément du 14 juillet 2026]
Le mot est chez la George Sand de la Mare au Diable (1846) : «à moins d’être un sans cœur et un mauvais homme» (éd. de 1991, p. 65).
Références
Delisle, Michael, Tiroir no 24, Montréal, Boréal, 2010, 126 p.
Sand, George, la Mare au Diable, Paris, Gallimard, coll. «Folio», 892, 1991, 244 p. Édition originale : 1846. Préface et notes de Léon Cellier.
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